Cela se passait en novembre 1982 !
Depuis, nous y retournons tous les ans
pour renouveler notre CDD...

Une lectrice m'a adressé cet amusant commentaire :

« Les rimes chambre/novembre/ambre/gingembre
donnent d'emblée à votre poème une ambiance parti-
culière d'enchantement du quotidien : des mots simples
qui pourtant font rêver et voyager.
Idem pour thaï/ventail, Tendre/coriandre ; l'exotisme
sur l'évier, en somme !
Comme quoi pas besoin de grands mots ronflants
pour dire l'amour et savourer l'Asie sans exploser
son empreinte carbone ! »

Novembre 2006.
Lampions chinois

 


Le Chieng Mai

 


La faim nous avait fait sortir de notre chambre
Et nous courions après la chère et la boisson
Dans un Quartier Latin noyé sous la mousson.
Te souvient-il, mon cœur, de ce soir de novembre ?

Nous trouvâmes enfin l’abri d’un porche où l’ambre
Et les ors abondaient ; sur l’épais paillasson
Nos impers détrempés gouttaient à l’unisson.
Les arômes de l’ail, du poivre et du gingembre

Présageaient les saveurs de la cuisine thaï
Et nous étions ravis, en poussant le ventail,
D’ajouter cette étape à la Carte du Tendre...

Nous aimons chaque année en revoir le décor
Et je sens sur ta lèvre un goût de coriandre
Quand nous scellons nos vœux pour une année encor.