Introduction à la poésie néoclassique
Lu sur Internet : « la poésie néoclassique n’est pas issue d’un mouvement ou d’une école. Elle est née dans les concours littéraires ».
C’est tout à fait exact et c’est pourquoi il n’existe pas de définition claire de la poésie néoclassique.
La section « Néoclassique » des concours de poésie est souvent définie de manière succincte, comme ceci :
« Contrairement à la poésie classique :
– Libéralité en matière de rimes
(exemple : singulier/pluriel) ;
– Hiatus admis ;
– Césure non obligatoire ;
– Adaptation intelligente des synérèses et diérèses ».
Cette définition laisse une grande liberté au poète, ce qui est normal, mais ne lui permet pas de savoir à partir de quel moment il sort du « néoclassique » pour entrer dans une variante de la versification qui prend encore plus de libertés avec le classique comme celle qu'on peut observer dans la chanson...
Le site Oniris (cf. Mon site/Liens) a baptisée cette catégorie : « Contemporain ».
La poésie classique en effet se définit par un ensemble de règles qui déterminent sans ambiguïté la forme des textes qui s’y réfèrent. Elles ont été formalisées par Nicolas Boileau en 1674 dans son Art poétique et constituent « un résumé de la doctrine classique telle qu’elle avait été élaborée en France dans la première moitié du siècle » (Pierre Clarac). Même si l’on tient compte de l’assouplissement dont elles ont bénéficié au XIXe siècle avec les Romantiques, les Parnassiens, Victor Hugo et Théodore de Banville, ce sont toujours les mêmes règles qui régissent la poésie classique actuelle.
Je ne me risquerai pas à donner une définition de la poésie néoclassique, mais je vais essayer de montrer comment elle s'inscrit fermement dans les deux grands principes de la poésie classique :
- la métrique ;
- la rime ;
et d'analyser dans quelle mesure elle s’en écarte par l'abandon différencié – selon les poètes – de certaines des règles classiques qui ne correspondent plus à la langue d’aujourd’hui.