La rime en poésie néoclassique

Le genre des rimes n’est pas remis en cause par la poésie néoclassique : comme en poésie classique deux rimes de genre différent ne riment pas ensemble (voir LE VERS CLASSIQUE/La rime/ Le genre et le pluriel, § Le Genre RÈGLE 1). En revanche, dès la fin du XIXe siècle, les poètes se sont émancipés des règles concernant la marque du pluriel et la consonne muette.

La marque du pluriel
En néoclassique une rime qui possède la marque du pluriel peut rimer avec une rime qui ne la possède pas.
Exemple :
Savez-vous seulement quand elle reviendra ?
Mes enfants, j’aimerais vous serrer dans mes bras !
[J-C Labaisse]


La consonne muette
Cette contrainte « faite pour l’œil », depuis longtemps considérée comme artificielle, n’est plus valable en néoclassique.
Exemple :
Inhumant sous le blanc le ruisseau qui s'endort :
Le glas paraît sonner sous les ramures d'or.
[Gabriel Kopp]

Quid de la richesse de la rime ?
Le néoclassique se satisfait d'une rime moins riche que le classique, le minimum restant la « rime pauvre », en dessous de laquelle il n'y a plus de rime ! Voir la page LE VERS CLASSIQUE/La rime/La qualité.
Nota : Pour le sonnet la rime se doit d'être au moins
« suffisante ».